Dimanche 1 novembre 2009


 

Le sommet de Copenhague de décembre prochain permettra-t-il de débloquer enfin la lutte contre le changement climatique ? Rien n'est moins sûr.

Le syndrome du Titanic, c'est le titre pas franchement optimiste que Nicolas Hulot a choisi pour son film, sorti sur les écrans ces dernières semaines. Sommes-nous vraiment en train de danser sur un paquebot qui va couler prochainement? Au vu des informations disponibles, il est difficile en effet de donner tort à l'animateur vedette: le changement climatique menace bien la survie de l'humanité. La communauté internationale avait d'ailleurs reconnu la réalité du danger dès le sommet de Rio en 1992, il y a déjà presque vingt ans.

 

Pourquoi la situation est grave

 

Catastrophes, disparition d'espèces, hausse du niveau des mers, pénurie d'eau douce..., le réchauffement climatique menace l'humanité.

Pourquoi peut-on légitimement craindre le pire? Parce que les éléments disponibles, validés par la communauté scientifique, indiquent que le changement climatique met en jeu la survie même de l'humanité.

 

 

Comment limiter les dégâts

 

Des solutions existent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Reste le plus difficile: se mettre d'accord pour en répartir les coûts.

La situation est grave. Est-elle pour autant désespérée? Pas encore. LA solution miracle n'existe pas, mais nous connaissons de nombreux moyens de limiter les dégâts: en s'adaptant tout d'abord à un changement climatique de toute façon inévitable, en économisant massivement l'énergie, en produisant celle-ci sans émettre de gaz à effet de serre, voire en récupérant ceux que nous émettons pour les stocker durablement...

 

Copenhague: pourquoi ça coince

 

La conférence de Copenhague est censée aboutir, le 18 décembre prochain, à un accord international sur les suites à donner au protocole de Kyoto sur le changement climatique qui expire en 2012. Et elle s'ouvre sous les plus mauvais auspices. Les divergences entre les Etats-Unis et l'Europe et entre les pays riches et les pays émergents continuent de bloquer les négociations, malgré l'arrivée de Barack Obama aux affaires.

Il existe certes désormais un consensus international sur l'ampleur de l'effort à réaliser. Pays émergents et pays riches se sont entendus sur l'objectif de long terme: contenir le changement climatique dans la limite d'une augmentation de deux degré par rapport aux niveaux préindustriels. Ce qui signifie une division par deux des émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à leur niveau actuel.

Mais le désaccord reste total, à la veille de Copenhague, sur la répartition de cet effort entre pays et, surtout, sur les engagements à tenir dans dix ou vingt ans, qui conditionnent la crédibilité d'objectifs plus lointains.

 

Lire l'article dans Alternatives Économiques de novembre 2009 – en kiosque.

 

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Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 19 octobre 2009




Les pets des vaches vont-ils nous tuer?

L'explosion de l'industrie de la viande est un fléau pour la planète. Exemple: le méthane des vents bovins, un gaz à effet de serre plus nocif que le CO2 ! Pour sa survie, l'homme devra-t-il devenir végétarien? Trop simple...

Le réchauffement climatique aura-t-il la peau du gigot d’agneau et du rosbif ? Derrière cette question d’apparence loufoque se cache l’un des enjeux majeurs du siècle. Nous savions la planète menacée par nos voitures, nos logements surchauffés et nos long-courriers. Sachez que notre appétit pour les bonnes grosses côtes de bœuf se paye lui aussi au prix fort. Jugez plutôt: l'industrie de la viande est aujourd'hui la deuxième émettrice de gaz à effet de serre au monde, juste derrière l'industrie de l'énergie. Elle en produit 18 %, soit plus que tous les transports planétaires réunis (14 %)!

18 %, émis tout au long de la chaîne de fabrication de nos steaks : depuis les engrais chimiques pour les fourrages jusqu'à l'azote du fumier, via les pets et surtout les «rots» de vaches chargés en méthane, un gaz à effet de serre vingt-cinq fois plus puissant que le gaz carbonique.

La litanie des méfaits de l'industrie de la viande est longue.

Il y a bien sûr les conditions barbares dans lesquelles les poules - bec coupé -, les cochons - sans queue ni dents -, les vaches - écornées - vivent leur moderne existence de «marchandises animales».

Il y a aussi les risques pour la santé d'une surconsommation de viande rouge, charcuteries industrielles et autres produits transformés : maladies cardio-vasculaires, obésité, diabète et bien sûr cancers...

Ne manque plus, pour compléter un tableau déjà apocalyptique, «que» la pollution massive des airs, des sols et des eaux.

Alors. que faire. quand on sait que la production de viande - et celle de lait - s'apprête à doubler d'ici à 2050 ? Devenir végétariens ? «Attention, tempère Guillaume Marchand. En Amazonie, par exemple, le bétail est souvent la seule manière de s'en sortir pour les petits paysans.» Au sud, le bétail reste un moyen de traction et un apport primordial de protéines et de lipides. Au nord, les animaux valorisent des prairies qui captent mieux le carbone que les terres mises en culture. «Choisir le tout-végétarien reviendrait à nier des cultures millénaires, ajoute la sociologue Jocelyne Porcher. N'oublions pas que l'élevage, à la différence des productions industrielles de viande, ne vise pas qu'à produire des aliments. Il nous a permis de construire une relation avec les animaux, depuis le début de la domestication. Et puis, en éliminant la viande, on conforte les industriels agro-alimentaires, qui veulent produire de la viande artificielle par cultures cellulaires et se débarrasser définitivement des animaux!» Mieux vaudrait donc revoir la façon dont la viande est produite. Promouvoir une agriculture et un élevage «écologiques», relocalisés, plutôt qu'intensifier toujours plus nos modes de production. Et, surtout, convaincre les riches de ne plus se gaver de bidoche. «Voilà le grand enjeu, poursuit Bruno Parmentier, les pays riches seront-ils assez responsables pour s'occuper de leur santé, diminuer leur consommation et permettre à l'humanité de s'en sortir?»

A Gand, en Belgique, on y croit. Depuis mai dernier, chaque jeudi, c'est donderdag veggiedag - jeudi sans viande -, et c'est une première en Europe.

D’après Weronika Zarachowicz, Télérama, octobre 2009

 

 

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Vendredi 25 septembre 2009


Il n'y a pas si longtemps de cela...





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Lundi 21 septembre 2009

 

La Crise économique bénéfique à l'effet de serre


Les émissions de gaz à effet de serre ont reculé en raison de la récession indique un rapport de l'Agence internationale de l'énergie.


La récession connue cette dernière année en raison de la crise est à l'origine d'une baisse des émissions des gaz à effet de serre, indique un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) publié par le Financial Times de lundi 21 septembre.
La baisse des émissions de CO2, enregistrée en 2008, est la plus importante des 40 dernières années et dépasse celle survenue lors de la crise de 1981, selon un extrait d'un rapport cité par le FT et que doit publier l'AIE en novembre. Offrant au monde une occasion de rompre avec la croissance basée sur les énergies fossiles, explique l'Agence.
"Nous avons une nouvelle situation, avec des modifications de la demande énergétique et le report de nombreux investissements énergétiques" (basés sur les énergies fossiles), a déclaré au FT l'économiste en chef de l'AIE, Fatih Birol.

Opportunité unique


"Cela n'a de sens que si nous pouvons saisir cette opportunité unique, (en signant) un accord à Copenhague", où une conférence internationale sur le climat se réunira du 7 au 18 décembre.
Cette réunion a pour but de conclure un accord devant entrer en vigueur à l'expiration de la première phase du Protocole de Kyoto en janvier 2013, afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre.
"Nous espérons qu'un accord à Copenhague donnera le signal en vue de nouveaux investissements durables. Si nous passons à côté de cette opportunité, amener le monde sur le chemin d'une énergie durable sera beaucoup plus cher et donc plus difficile", a ajouté Fatih Birol.


Nouvelobs.com

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Lundi 21 septembre 2009


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