Dimanche 13 novembre 2011 7 13 /11 /Nov /2011 11:58

0 airbus

 

Le saviez-vous...?

Choisir une croisière plutôt qu'un voyage en avion ne constitue pas nécessairement un choix plus "vert".

Un aller-retour New-York sur le Queen Elisabeth 2 produit 7.5 fois plus de CO2 que le même voyage en avion.

 

Did you know…?

Choosing a cruise over air travel is not necessarily a greener option. A return trip to New York on the QE2 is 7.5 times more carbon intensive than a flight. (source Futura)

 

Trad. Joke


 

0 QE2

Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 11:09

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Face au pire des mondes par Michel Beaud Le Seuil, 300 p., 20 €.

 

Voici longtemps déjà que Michel Beaud ausculte notre monde et ses dérives environnementales. Economiste reconnu, il a fait partie des premiers à tirer la sonnette d'alarme. Or, rien n'y fait: ni les constats des scientifiques, ni la multiplication des catastrophes environnementales, ni les multiples cris d'alarme, dont les siens bien entendu, ne semblent avoir d'influence sur la marche du monde, alors même que les échéances se rapprochent dangereusement. Dans le domaine du climat, mais aussi de la biodiversité, de l'eau, des déchets. Pour en convaincre ses lecteurs, il détaille donc les étapes de la prise de conscience des risques environnementaux, la succession des conférences internationales, celle des engagements pris et leurs résultats concrets.

Il analyse avec précision, voire minutie, les éléments de ce bilan. Ainsi, alors que le protocole de Kyoto est presque arrivé à son terme (2012), les objectifs quantitatifs fixés par les pays qui l'ont ratifié ne seront globalement pas atteints, et de loin.

Et ceci malgré « l'aide» de la crise qui incite les Etats à ne pas mettre la pression sur les entreprises dans un contexte d'activité déprimée.

Pourtant, protestent les optimistes, cette impuissance collective n'est pas générale. Regardez donc le protocole de Montréal: dans les années 1990, il a abouti à l'élimination des CFC qui menaçaient la couche d'ozone. Vous rigolez? rétorque notre auteur: le trou subsiste et s'agrandit parce que d'autres gaz ont pris le relais, dans la plus grande discrétion. Et si les CFC ont disparu, c'est uniquement parce que DuPont, grand pollueur devant l'Etemel, a mis au point un substitut que l'interdiction des CFC a permis de vendre en masse!

 

Pour Michel Beaud, tout comme « les bouchers, les épiciers et les grandes surfaces ne doivent pas vendre d'aliments avariés ou dangereux, (...) les industriels du XXIe siècle ne devront plus contribuer à la dégradation de la Terre. » Il a évidemment raison, même si l'on peut estimer qu'à taper ainsi sur les très grandes firmes, il exonère un peu trop le comportement des consommateurs (leur addiction à la voiture par exemple) et l'urbanisme énergivore de nos sociétés.

Ces occasions perdues, ces rendez-vous manqués, ces engagements non tenus ou cette « impunité dont jouissent les puissants» l'amènent à estimer que le terme,« développement durable » dont tout le monde se gargarise aujourd'hui mériterait « le Nobel de la formule creuse ».

Si l'on ne veut pas « de somptueuses catastrophes », il faut agir très vite. Nous avons deux générations - à mon avis, il est même optimiste - pour changer notre fusil d'épaule, radicalement. Comme Bernard Perret (dans Le capitalisme est-il durable ?), il en appelle donc à une mobilisation générale, laquelle doit passer - mais pas seulement - par un cantonnement du capitalisme:

« Ayant travaillé sur les dégâts humains, sociaux, environnementaux qu'engendre le capitalisme, je continue de souhaiter qu'il cesse de dominer nos sociétés. »Il y faudra cependant plus de temps que l'humanité ne peut attendre.

Aussi plaide-t-il en faveur d'une action résolue des puissances publiques, par la norme autant que par le droit (il propose de créer un délit « d'atteinte au vivant»).

Cet appel à l'action publique sera-t-il mieux entendu que les précédents? Ce n'est évidemment pas sûr, surtout lorsque des Pascal Bruckner ou des Claude Allègre caressent l'opinion dans le sens du poil en murmurant « dormez tranquilles, braves gens, tout va bien. ».

 

Denis Clerc

Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 14:02

 

On considère souvent, et de manière compréhensible, qu'avec la crise des finances publiques on ne peut plus se permettre un effort aussi important en matière d'environnement que celui prévu en 2007 pour mieux isoler les maisons, développer les transports collectifs, accroître les énergies renouvelables… Pourtant, en réalité, c'est la conclusion inverse qu'on devrait tirer de la crise actuelle.

La crise actuelle met bien sûr en évidence l'ampleur des dysfonctionnements de la sphère financière. Elle montre aussi combien les politiques de baisses d'impôt sur les revenus des plus aisés ont affaibli les Etats européens. Mais, plus fondamentalement encore, cette crise est déjà la première crise écologique du 21ème siècle. On ne s'en souvient plus guère mais l'économie française était déjà en récession au deuxième trimestre 2008, avant que la banque Lehman Brothers ne s'effondre, parce que les prix du pétrole et des matières premières agricoles avaient fortement monté, plombant le pouvoir d'achat des français.

C'est d'ailleurs dans une bonne mesure cette hausse des prix qui avait fait exploser partout la bulle immobilière déclenchant ainsi la crise financière. Si aujourd'hui, la France et l'Europe risquent de retomber dans la récession c'est certes parce que les Européens ont très mal géré la crise grecque depuis deux ans, mais c'est aussi et surtout parce que les prix du pétrole et des matières se sont remis à augmenter avec la reprise de l'économie mondiale. La France et l'Europe ne pourront pas sortir durablement de la crise s'ils ne diminuent pas très vite leur dépendance à l'égard du pétrole, du gaz et des autres matières premières qu'ils importent.

La dette ?

Le niveau de la dette publique dans le PIB européen est de douze points plus faible qu'aux Etats-Unis, il y a donc encore un peu de marge. De plus, la différence entre une bonne et une mauvaise dette, c'est ce qu'on fait de l'argent emprunté. Autant emprunter de l'argent aux riches en baissant leurs impôts est une bêtise, autant s'endetter un peu plus aujourd'hui pour diminuer beaucoup demain notre dépendance au gaz et au pétrole importés a toutes chances d'être un investissement rentable pour l'Europe compte tenu des hausses de prix massives qui se profilent avec la croissance des émergents et la raréfaction des ressources. Cela aurait en plus l'avantage de soutenir l'activité tout de suite. Un grand plan européen de conversion écologique de nos économies serait aussi probablement une des seules actions communes européennes acceptables par les électeurs et le gouvernement allemand…

 

Guillaume Duval

 

Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 08:28

0 secheresses2


Les semaines de pluie qui ont dégoûté bien des vacanciers cet été ont fait oublier - sauf aux agriculteurs - la sécheresse record dont a souffert la majeure partie de l'Hexagone au printemps dernier. Il est impossible de déterminer, en toute rigueur, si ce coup de chaud est ou non une manifestation du changement climatique, mais les chercheurs de Météo France et du CNRS sont formels (1) : au rythme où les gaz à effet de serre s'accumulent dans l'atmosphère, de tels épisodes vont bientôt se multiplier. Et pas qu'un peu, ainsi que le montre leur modélisation non seulement de la pluviométrie future, mais aussi de l'eau présente dans le sol, une donnée cruciale pour la production alimentaire que l'on commence à mieux appréhender.

Les cartes ci-dessus représentent l'évolution prévisible des sécheresses agricoles - qui sont mesurées par l'humidité de la terre - selon les saisons...

 

Antoine de Ravignan


Lire la suite de l'article dans Alternatives Economiques n° 305 - septembre 2011

 

(1) " Impact du changement climatique en France sur la sécheresse et l'eau du sol ", Météo France/CNRS, projet Climsec, mai 2011 (www.cnrm-game.fr/spip.php?article605).

 

Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 10:55

StrawberryIce

 

Il n'y a plus de saisons (pour la consommation)

Avril dernier a été le deuxième mois d'avril le plus chaud depuis 1900.

Du coup, les ventes de boissons ont enregistré un plus de 5% à 15%, celles des glaces un bon de 40%, les concentrés d'agrumes de 13% et les crèmes dépilatoires de 20%, selon les sociétés Metnext et Nielsen.

Si on suit Claude Allègre, en 2050, c'est à Noël qu'on dévalisera les glaciers…

 

Alter Eco juin 2011

Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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