L’élevage émet davantage de gaz à effets de serre que tous les transports réunis. Pourtant, le rôle
majeur de la surconsommation de viande est systématiquement ignoré. Des solutions simples existent mais vont à l'encontre d'intérêts économiques. Face à l’inertie des pouvoirs publics, des
citoyens, des personnalités et des organisations se mobilisent.
Aujourd'hui 4 décembre, entre 13 heures et 14 heures, Dany Cohn-Bendit était sur le Forum du
NouvelObs.
Voici trois des questions quui lui ont été posées :
Question de F.Chaussé, Docteur en géographie :
"Pourquoi tant de certitudes et d'alarmisme sur le réchauffement climatique, alors que plus en plus de
scientifiques (dont je fais partie) commencent timidement (peur du lynchage médiatique) à mettre en avant de nombreuses preuves scientifiques, contredisant le catéchisme carboniste ?
Autre question: pourquoi si peu de médiatisation, en France, de l'affaire du climategate?
Réponse de Dany :
Les chercheurs réunis dans le GIEC démontrent de
par leur scénario que le réchauffement climatique est une menace réelle. Au pire si ces chercheurs se trompaient, nous transformerions nos modes de vie et de production, ce qui sera un bien parce
que le toujours plus, toujours plus vite, nous rend dingues.
Question d'une internaute :
"Bonjour, pour la profane que je suis, je me demande si on en fait pas un peu trop avec le côté "alarmiste" du
réchauffement climatique. Un changement s'opère, car on voit de nouvelles espèces d'insectes du Sud qui s'acclimatent sous nos contrées nordiques (dont certaines coccinelles et papillons) et
d'autres espèces végétales. Certes, réduire les émissions en CO2, n'est pas un mal de part la pollution que ça procure, mais on a l'impression que les
acteurs responsables (gros industriels pétro-chimiques) ne paieront en proportion qu'une infime partie comparativement au consommateurs qui de par son plus petit budget sera plus lourdement taxé.
Dans un premier temps, on lui remboursera une partie, mais après ? Ne faudrait-il pas plus agir en amont plutôt qu'en aval et limiter ou interdire les produits polluants (pesticides, produits
toxiques, etc.), revoir les modes de consommation en privilégiant le durable plutôt que le tout jetable, limiter la publicité.
Bref, en un mot qu'en pensez-vous ?"
Réponse de Dany :
Madame vous avez tout compris. En amont il faut interdire tout ce qui est toxique et nuisible et en aval il faut
réparer ce que l'on doit réparer. A priori c'est simple, a posteriori on n'y est pas encore.
Question de Joke - qui pense (probablement) à son ami Erasmus Tharnaby :
"Que dire aux irréductibles qui prétendent encore tour à tour que :
- il n'y a pas de réchauffement climatique
- le réchauffement climatique n'est pas d'origine humaine
- la France et l'Europe ne peuvent pas risquer de perdre de l'argent (= leur compétitivité) en prenant des mesures contre le réchauffement".
Réponse de Dany :
Hey Joke ! Il faut continuer notre politique contre le réchauffement climatique et nous réjouir, dans trente ans,
si la planète ne s'est pas réchauffée de deux degrés mais comme le propose Rachida Dati s'est rafraichie de deux degrés. Elle aura été visionnaire et nous sablerons le
champagne.
Combien la surchauffe de la planète coûtera-t-elle aux Français? La réponse dépend en bonne partie des
investissements consentis ou non pour s'adapter aux conséquences d'un phénomène devenu de toute façon inévitable.
Dans la meilleure des hypothèses, celle où l'humanité parviendrait à diviser ses émissions de gaz à
effet de serre par deux d'ici à 2050, la température augmentera quand même de 2 °C en moyenne par rapport au niveau préindustriel. Ce qui se traduirait par une hausse de 3° C en France, où les
températures ont déjà augmenté de 0,95° C au cours du XXe siècle.
Avec la baisse des précipitations estivales, cette hausse diminuera les disponibilités en eau. A
niveau de consommation inchangé, en particulier dans l'agriculture, le déficit pourrait atteindre 2 milliards de mètres cubes en 2050 et entraîner une multiplication des conflits d'usages. La
baisse des disponibilités en eau pourrait entraîner à terme des pertes estimées à 300 millions d'euros par an pour le blé et à 200 millions pour les fourrages produits par les prairies.
L'élévation d'un mètre du niveau de la mer entraînera des submersions temporaires et permanentes.
Ainsi, dans le Languedoc-Roussillon, 140 000 logements et 10 000 bâtiments industriels et commerciaux devraient être abandonnés d'ici à 2100, un dommage estimé entre 15 et 35 milliards d'euros.
Quant à la submersion des routes, elle représenterait une perte de patrimoine estimée à 2 milliards d'euros, sans inclure les pertes liées à leur usage.
Autre risque moins connu: les mouvements de sols argileux, liés à la multiplication des sécheresses.
Aujourd'hui, 400 000 maisons sont situées en zones d'aléa fort. Les dégâts provoqués sur les logements par ce phénomène sont, actuellement, de l'ordre de 220 millions d'euros par an, un montant
qui pourrait atteindre 1,3 milliard en 2100.
Sur le plan énergétique, la hausse des températures va certes se traduire par une baisse de la
demande, mais celle-ci risque d'être amputée de moitié par le développement de la climatisation résidentielle et automobile, si les tendances actuelles se poursuivent. A cela s'ajouteront les
vies perdues pour cause de canicule, ainsi que les atteintes à la biodiversité...
Des parasols dans l'espace ou encore des pompes pour brasser l'eau de la mer: les géoingénieurs
développent des solutions pour lutter rapidement contre le réchauffement climatique et ses effets. Cette approche est loin de faire l'unanimité.
En Suisse, seule une minorité de chercheurs s'y intéresse. Les parasols de l'espace viseraient à
réduire l'énergie radiative parvenant à la Terre, explique le Forum suisse sur les changements climatiques et globaux ProClim dans un article paru en mai 2008.
Une variante comportant un grand voile de 2000 km de diamètre ou un grand nombre de petits voiles de 100 km de diamètre chacun a également été proposée. Cette option ne coûterait toutefois pas
moins de quelques milliers de milliards de dollars et nécessiterait plusieurs millions de lancements de fusée.
Le système de pompes vise lui à augmenter l'absorption de CO2 par les océans en brassant l'eau de mer. Les substances nutritives des fonds marins viendraient nourrir les algues de la surface qui
consomment le dioxyde de carbone. Un effet qui pourrait également être atteint avec la diffusion de sulfate de fer. Mais le risque est grand de voir diminuer la biodiversité des océans.
Controverse
Autre idée: la formation artificielle de nuages sur les océans, en pulvérisant de fines gouttes d'eau
de mer. Les nuages qui se forment sur les mers réfléchissent la lumière du soleil et participent au refroidissement.
Les partisans de la géoingénierie la considèrent comme un complément voire un substitut aux mesures de réduction des émissions de gaz qui se déploient trop lentement. Ses détracteurs craignent
qu'elle ne mette un frein à la politique climatique actuelle: une solution de facilité à la place de changements fondamentaux nécessaires. D'autre part, ils estiment que ces méthodes impliquent
des risques incalculables.
Les Suisses sceptiques
A quelques exceptions près, la majorité des scientifiques suisses est sceptique et conseille de ne
"pas toucher" à la géoingénierie, a fait remarquer dans un entretien à l'ATS le professeur Thomas Peter de l'Ecole polytechnique de Zurich. Lui-même fait partie de ces exceptions.
"Pour moi, il est irresponsable de ne pas considérer ces idées", explique-t-il. La tendance internationale se développe toutefois clairement en faveur de l'exploration de la géoingénierie, selon
lui.
En ouvrant ce blog, et le site dont il est le prolongement, nous avions décidé de ne publier aucun texte écrit par nous mais de proposer uniquement des textes écrits par des tiers.
Mais nous ne pouvons pas présenter deux textes du Front National et une suite d'article de
La Pensée Néoconservatrice sans apporter une courte explication et de courts commentaires.
Explication, d'abord.
Un bloggeur, qui publie dans la communauté écologie, nature et histoire d'Over-Blog, nie la réalité du réchauffement climatique.
C'est, bien entendu, son droit le plus strict. Mais nous avons pensé utile de montrer la proximité de ses arguments avec ceux des deux organisations citées plus haut.
Commentaires, enfin. Dans chaque texte, c'est nous qui soulignons certains passages et nous les commentons à la suite du texte.
"[…] La France représente en tout état de cause moins de 1 % de l’émission mondiale de CO2, et des milliers de scientifiques de premier plan réfutent l’hypothèse de la cause humaine du réchauffement
climatique. Mais nul n’a le droit de contester la théorie officielle de ce réchauffement, même pas un scientifique, pourtant socialiste, comme Claude Allègre. Sur ce sujet comme sur d’autres dogmes
scientifiques ou historiques, il est interdit d’émettre des doutes. Les enjeux politiques et financiers sont trop importants !"
Où peut-on trouver
la liste de ces "milliers de scientifiques de premier plan" ?
Quels sont
exactement ces "enjeux politiques et financiers" ?
"Aujourd’hui, le réchauffement climatique dû à l’activité humaine est érigé en religion indiscutable.
Pourtant,30 000 scientifiques internationaux
ont signé une déclarationindiquant que l’augmentation des températures est provoquée par des facteurs purement naturels et ne dépend nullement des gaz à effet de serre. Les vraies
raisons de ces changements climatiques sont liées à l’inégalité du rayonnement solaire, à l’instabilité des courants océaniques. On a donc le droit de s’interroger!
Pendant ce temps, les lobbys écologistes nous culpabilisent et imposent leurs diktats éco-activités, éco-filières, éco-conditionalité,
éco-citoyens, éco-responsables… et l’éco-nomie dans tout ça ?"
Tribune de Jacques COLOMBIER et des élus FN au Conseil Régional d’Aquitaine
Où peut-on trouver
la liste de ces "30000 scientifiques internationaux" et leur "déclaration" ?
Si les objectifs
poursuivis par les lobbies pétrolier, automobile, nucléaire, du transport routier, de la finance sont clairs, quels sont ceux des "lobbys écologistes" ?
Le réchauffement climatique dû au CO2anthropique
est un mythe
"Alors que les publications spéculatives alarmistes concernant le réchauffement climatique
envahissent les informations de la pensée unique, nous vous proposons par une série d'articles reprenant des informations internationales une autre vision de la réalité."
Par exemple :
"Au niveau moyen de la planète le 21ème siècle n'a connu aucun réchauffement
climatique mais pire, une baisse des températures sur les deux dernières années, alors que le volume de CO2 émis par l'activité humaine est croissant. (3.5%
par an depuis 2000)
L'année 2008 a été la plus fraîche depuis 1997. La température globale moyenne de 2008 est de
14.3°C soit moins 0.14°C que la moyenne des températures 2001-2007.
Si le CO2 était responsables des changements climatiques,
son élévation constante emporterait les températures vers la hausse."
Cet exemple montre la
légèreté des arguments "scientifiques" des rédacteurs du blog. Aucun scientifique digne de ce nom ne soutiendrait qu'une hausse tendancielle implique nécessairement une élévation constante.
Le texte
intégral, et la "série d'articles" sont visibles ici sur un blog qui considère que l'élection
d'Obama est une honte :
Alain Lipietz, ex-député européen Vert et économiste, vient d'ouvrir un nouveau blog à l'invitation d'Alternatives Economiques.
Plutôt que de reprendre systématiquement certains de ses articles, nous invitons nos visiteurs à visiter le nouveau blog et à
commenter les articles bien sûr !
Ici vous pouvez lire et commenter les derniers articles publiés sur le site "Réchauffement climatique". "Il faut changer nos manières de produire, de
consommer, de vivre et de travailler."
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