Le sommet de Copenhague de décembre prochain permettra-t-il de débloquer enfin la lutte contre le changement climatique ? Rien n'est moins sûr.
Le syndrome du Titanic, c'est le titre pas franchement optimiste que Nicolas Hulot a choisi pour son film, sorti sur les écrans ces dernières semaines. Sommes-nous vraiment en train de danser sur un paquebot qui va couler prochainement? Au vu des informations disponibles, il est difficile en effet de donner tort à l'animateur vedette: le changement climatique menace bien la survie de l'humanité. La communauté internationale avait d'ailleurs reconnu la réalité du danger dès le sommet de Rio en 1992, il y a déjà presque vingt ans.
Pourquoi la situation est grave
Catastrophes, disparition d'espèces, hausse du niveau des mers, pénurie d'eau douce..., le réchauffement climatique menace l'humanité.
Pourquoi peut-on légitimement craindre le pire? Parce que les éléments disponibles, validés par la communauté scientifique, indiquent que le changement climatique met en jeu la survie même de l'humanité.
Comment limiter les dégâts
Des solutions existent pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Reste le plus difficile: se mettre d'accord pour en répartir les coûts.
La situation est grave. Est-elle pour autant désespérée? Pas encore. LA solution miracle n'existe pas, mais nous connaissons de nombreux moyens de limiter les dégâts: en s'adaptant tout d'abord à un changement climatique de toute façon inévitable, en économisant massivement l'énergie, en produisant celle-ci sans émettre de gaz à effet de serre, voire en récupérant ceux que nous émettons pour les stocker durablement...
Copenhague: pourquoi ça coince
La conférence de Copenhague est censée aboutir, le 18 décembre prochain, à un accord international sur les suites à donner au protocole de Kyoto sur le changement climatique qui expire en 2012. Et elle s'ouvre sous les plus mauvais auspices. Les divergences entre les Etats-Unis et l'Europe et entre les pays riches et les pays émergents continuent de bloquer les négociations, malgré l'arrivée de Barack Obama aux affaires.
Il existe certes désormais un consensus international sur l'ampleur de l'effort à réaliser. Pays émergents et pays riches se sont entendus sur l'objectif de long terme: contenir le changement climatique dans la limite d'une augmentation de deux degré par rapport aux niveaux préindustriels. Ce qui signifie une division par deux des émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à leur niveau actuel.
Mais le désaccord reste total, à la veille de Copenhague, sur la répartition de cet effort entre pays et, surtout, sur les engagements à tenir dans dix ou vingt ans, qui conditionnent la crédibilité d'objectifs plus lointains.
Lire l'article dans Alternatives Économiques de novembre 2009 – en kiosque.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander


Derniers Commentaires