Les pets des vaches

Publié le par Climat2050




Les pets des vaches vont-ils nous tuer?

L'explosion de l'industrie de la viande est un fléau pour la planète. Exemple: le méthane des vents bovins, un gaz à effet de serre plus nocif que le CO2 ! Pour sa survie, l'homme devra-t-il devenir végétarien? Trop simple...

Le réchauffement climatique aura-t-il la peau du gigot d’agneau et du rosbif ? Derrière cette question d’apparence loufoque se cache l’un des enjeux majeurs du siècle. Nous savions la planète menacée par nos voitures, nos logements surchauffés et nos long-courriers. Sachez que notre appétit pour les bonnes grosses côtes de bœuf se paye lui aussi au prix fort. Jugez plutôt: l'industrie de la viande est aujourd'hui la deuxième émettrice de gaz à effet de serre au monde, juste derrière l'industrie de l'énergie. Elle en produit 18 %, soit plus que tous les transports planétaires réunis (14 %)!

18 %, émis tout au long de la chaîne de fabrication de nos steaks : depuis les engrais chimiques pour les fourrages jusqu'à l'azote du fumier, via les pets et surtout les «rots» de vaches chargés en méthane, un gaz à effet de serre vingt-cinq fois plus puissant que le gaz carbonique.

La litanie des méfaits de l'industrie de la viande est longue.

Il y a bien sûr les conditions barbares dans lesquelles les poules - bec coupé -, les cochons - sans queue ni dents -, les vaches - écornées - vivent leur moderne existence de «marchandises animales».

Il y a aussi les risques pour la santé d'une surconsommation de viande rouge, charcuteries industrielles et autres produits transformés : maladies cardio-vasculaires, obésité, diabète et bien sûr cancers...

Ne manque plus, pour compléter un tableau déjà apocalyptique, «que» la pollution massive des airs, des sols et des eaux.

Alors. que faire. quand on sait que la production de viande - et celle de lait - s'apprête à doubler d'ici à 2050 ? Devenir végétariens ? «Attention, tempère Guillaume Marchand. En Amazonie, par exemple, le bétail est souvent la seule manière de s'en sortir pour les petits paysans.» Au sud, le bétail reste un moyen de traction et un apport primordial de protéines et de lipides. Au nord, les animaux valorisent des prairies qui captent mieux le carbone que les terres mises en culture. «Choisir le tout-végétarien reviendrait à nier des cultures millénaires, ajoute la sociologue Jocelyne Porcher. N'oublions pas que l'élevage, à la différence des productions industrielles de viande, ne vise pas qu'à produire des aliments. Il nous a permis de construire une relation avec les animaux, depuis le début de la domestication. Et puis, en éliminant la viande, on conforte les industriels agro-alimentaires, qui veulent produire de la viande artificielle par cultures cellulaires et se débarrasser définitivement des animaux!» Mieux vaudrait donc revoir la façon dont la viande est produite. Promouvoir une agriculture et un élevage «écologiques», relocalisés, plutôt qu'intensifier toujours plus nos modes de production. Et, surtout, convaincre les riches de ne plus se gaver de bidoche. «Voilà le grand enjeu, poursuit Bruno Parmentier, les pays riches seront-ils assez responsables pour s'occuper de leur santé, diminuer leur consommation et permettre à l'humanité de s'en sortir?»

A Gand, en Belgique, on y croit. Depuis mai dernier, chaque jeudi, c'est donderdag veggiedag - jeudi sans viande -, et c'est une première en Europe.

D’après Weronika Zarachowicz, Télérama, octobre 2009

 

 

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Eolia Green 22/02/2010 09:39



On m'en avait déjà parlé. Un pet de vache, c'est nocif!!!!



Pierre 26/10/2009 21:45


S'il n'y avait que les rôts et les pets, mais la production de viande de boeuf est un facteru important de production de  co2 ( du berceau au tombeau). Un écolo qui roule en vélo mais qui
mange du boeuf pollue plus qu'un végétarien qui roule en 4x4.
Alors vélo sans viande! de quoi retrouver les plaisirs simples de la vie.