Des méthodes de science-fiction

Publié le par Climat2050



Des parasols dans l'espace ou encore des pompes pour brasser l'eau de la mer: les géoingénieurs développent des solutions pour lutter rapidement contre le réchauffement climatique et ses effets. Cette approche est loin de faire l'unanimité.

 

En Suisse, seule une minorité de chercheurs s'y intéresse. Les parasols de l'espace viseraient à réduire l'énergie radiative parvenant à la Terre, explique le Forum suisse sur les changements climatiques et globaux ProClim dans un article paru en mai 2008.
Une variante comportant un grand voile de 2000 km de diamètre ou un grand nombre de petits voiles de 100 km de diamètre chacun a également été proposée. Cette option ne coûterait toutefois pas moins de quelques milliers de milliards de dollars et nécessiterait plusieurs millions de lancements de fusée.
Le système de pompes vise lui à augmenter l'absorption de CO2 par les océans en brassant l'eau de mer. Les substances nutritives des fonds marins viendraient nourrir les algues de la surface qui consomment le dioxyde de carbone. Un effet qui pourrait également être atteint avec la diffusion de sulfate de fer. Mais le risque est grand de voir diminuer la biodiversité des océans.

Controverse

Autre idée: la formation artificielle de nuages sur les océans, en pulvérisant de fines gouttes d'eau de mer. Les nuages qui se forment sur les mers réfléchissent la lumière du soleil et participent au refroidissement.
Les partisans de la géoingénierie la considèrent comme un complément voire un substitut aux mesures de réduction des émissions de gaz qui se déploient trop lentement. Ses détracteurs craignent qu'elle ne mette un frein à la politique climatique actuelle: une solution de facilité à la place de changements fondamentaux nécessaires. D'autre part, ils estiment que ces méthodes impliquent des risques incalculables.

Les Suisses sceptiques

A quelques exceptions près, la majorité des scientifiques suisses est sceptique et conseille de ne "pas toucher" à la géoingénierie, a fait remarquer dans un entretien à l'ATS le professeur Thomas Peter de l'Ecole polytechnique de Zurich. Lui-même fait partie de ces exceptions.
"Pour moi, il est irresponsable de ne pas considérer ces idées", explique-t-il. La tendance internationale se développe toutefois clairement en faveur de l'exploration de la géoingénierie, selon lui.

 

http://info.rsr.ch/fr/science-technologie/Rechauffement_des_methodes_de_science_fiction.html?siteSect=200301&sid=11544913&cKey=1259270948000


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Joke 02/12/2009 11:28


Le véritable problème que pose ce type de solutions c'est de laisser croire que la science et la technologie pourront toujours rattraper les erreurs humaines.
Un peu "je mange gras mais il existe de bons médicaments contre le cholestérol"!
Si les intuitions de la science-fiction sont parfois judicieuses, elles sont aussi, souvent, totalement erronées.
Par exemple, au début du siècle dernier, la science-fiction ne donnait pas cher du train et de l'automobile. Nos déplacements se feraient, c'est sûr, sur ou dans des engins volants. Et en plus d'un
siècle, le développement de l'aviation a été relativement modeste à comparer de celui de l'automobile et du train.
Il faut se le dire, et bien le répéter, si la température terrestre a augmenté de 5° en 2050, ce sera irrémédiable. Certaines espèces animales et végétales s'adapteront. Les
humains, dans leur totalité, certainement pas. Ou alors par une guerre qui diminuerait la population terrestre, la ramenant à un niveau compatible avec les possibilité de vie dans
les zones habitables de la Terre.
Car nourrir 10 milliards d'humains avec des aliments concentrés est un autre mythe de la science-fiction.


Pierre 02/12/2009 10:42


J'ai vu un reportage la dessus, et je dois dire que je me méfie de ce qui n'est pas réversible ( comme des miroirs dans l'espace, des injections de souffre dans la mer ...?). En fait il y a
certainement plusieurs solutions, il faut aussi creuser dans les petites solutions individuelles ou régionales.Ce qui est valable en Suisse,au Canada, n'est pas bon pour le Rwanda, ou l'Australie.
les gens attendent toujours que les solutions viennent d'en haut alors que maintenant, ils son conserné en tnt qu'individus pour changer leurs habitudes. Dans un discours on a entendu Sarkosi
parler d'une façon péjorative de la décroissance ça reflète bien l'attitude du plus grand nombre et de nous les occidentaux. On veut bien que ça change, mais sans faire un effort sur notre train de
vie : chauffage, véhicules, alimentation ect... on va vers une écologie à deux vitesses, où certains soi disant auront des droits pour voyager, pour se chauffer et d'autres qui devront subir les
restrictions, les coupures de courant, des bons pour l'énergie.
D'un autre coté si la recherche et les applications sont un marché lucratif, alors c'est une porte ouverte vers des progrès dignes de ce nom. A suivre..


dissertation 02/12/2009 08:17


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dissertation


Climat2050 02/12/2009 10:54


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