Climat : les scientifiques ont-ils menti ?

Publié le par Climat2050

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Certains experts n'hésitent plus à contester ouvertement les conclusions du Giec, ce puissant groupe de scientifiques spécialisés sur le réchauffement climatique, dont le mode de fonctionnement et le président sont aujourd'hui mis en cause.

 

La mise en cause du Giec a réellement débuté avec le climategate, du nom de l'affaire des e-mails de l'unité de recherche sur le climat de l'université East Anglia qui ont été piratés par centaines en novembre 2009. Soit quelques semaines seulement avant la conférence de Copenhague... Dans l'un d'eux, le mot trick, utilisé par un scientifique américain, Michael Mann, a fait scandale, car il laissait croire que sa démonstration sur le réchauffement était en réalité une manipulation. Certes, le scientifique vient d'être innocenté de toute mauvaise conduite par un collège de scientifiques. Mais le mot a jeté un trouble sur les méthodes de travail du Giec, accusées d'entretenir l'opacité.

D'autant plus qu'au même moment un autre pavé, venu cette fois de l'université de Kiel, est jeté dans la marre. Un océanographe de renom, Mojib Latif, de l'institut Leibniz des sciences marines, a affirmé que la température s'est stabilisée ces dernières années et qu'il est possible qu'elle reste stable, voire diminue légèrement au cours de la décennie, voire de la suivante. La prévision est confortée par les chercheurs de l'université de East Anglia et du centre de recherche Hadley, en Grande-Bretagne : selon ce dernier, le thermomètre ne bougera pratiquement pas au cours des prochaines années (à peine + 0,2 C l'an), une hypothèse en complète contradiction avec les conclusions du Giec. Cette cacophonie n'a fait que nourrir une impression de malaise, savamment entretenue par les négiationnistes, trop contents de marquer des points contre le Giec. Et lorsque Mojib Latif affirme ne pas déjuger le Giec, au motif que son horizon de pensée s'inscrit dans le siècle et ne se limite à pas aux deux prochaines décennies, il est déjà trop tard : la crédibilité de l'institution a été durement touchée.

"Last but not least", Rajendra Pachauri, le président du Giec, vient piteusement d'admettre une erreur de date bien peu scientifique dans le rapport du Giec de 2007. Ce dernier a prévu la fonte possible des glaciers de l'Himalaya pour 2035. Une hypothèse aujourd'hui récusée et qui a été avancée de façon hasardeuse sur la foi de l'interview d'un glaciologue indien accordée en 1999 au magazine New Scientist, reprise par l'ONG WWF avant d'être recyclée dans les pages du rapport du Giec consacrées aux impacts sur les régions.

Point d'orgue du chemin de croix du Giec, aujourd'hui Rajendra Pachauri lui-même est directement mis en cause. D'une part, il n'a pu su éviter que se glissent dans le rapport du Giec des bourdes incompréhensibles s'agissant d'un document scientifique mobilisant les experts les plus illustres de la planète ; et, d'autre part, il est personnellement suspecté de tirer parti de sa position pour obtenir des contrats dans le domaine des changements climatiques. Une accusation bien fâcheuse pour un Prix Nobel de la paix.

 

Laurent Chemineau

 

 

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Eolia Green 26/02/2010 14:58


Cela fait longtemps que tu ne postes pas d'article. Va falloir se remettre au travail lol!! Bon weekend. 


Jean-Phi 26/02/2010 14:06


très bon article.
Il y a un point, que vous avez sans doute noté, dans le discours de nos élites: ils arrivent dans la même phrase à promouvoir les bienfaits de la croissance et à promettre leur possible en faveur
de l'écologie. N'y a-t-il pas là une contradiction ?


Pierre 24/02/2010 15:28


Dans son livre "l'imposture climatique" Claude Allègre publie un graphique faux et caduque de 2005
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2010/02/all%C3%A8gre-d%C3%A9buggage-3-le-graphique-faux.html


Joke 24/02/2010 08:14








Marcha 23/02/2010 15:24



Effectivement, c’est une décennie très chaude à tous points de vue.



J'ai lu l'article que tu m'as conseillé:


http://lipietz.net/spip.php?article2517*


C'est très édifiant de ce que peut créer "l'autorégulation des marchés financiers".


Mais je crois que l'on est encore loin d'en avoir vu la fin. Mais si Lipietz prend si bien la défense
des Islandais, avec les articles de droit à l'appui, le lobbying effectif et puissant des Groupes financiers laisse, chaque jour, le particulier encore plus désemparé. Car si la France
a pu se relever aussi facilement c'est grâce aux montants considérables mis de côté par les petits épargnants. Cet argent a été prêté aux Banques sans contrepartie pour les détenteurs de livrets
A. Et afin de les remercier leurs taux ont été diminués de 66,66%. Et maintenant que tout semble à peu près revenu à la normale, l'explosion des bonus recommence, tout  comme auparavant. Mais qui conseillera donc à l'épargnant lambda d'attaquer le système bancaire afin de récupérer les fonds qui lui ont été ainsi extorqués?
Mais je me suis tout à fait fourvoyée en m'en prenant aux Banquiers, car ce sont des réglementations mises en place dans les plus hautes sphères qui sont la cause directe du dévalisage/
détroussement des détenteurs du LIVRET A.