La Chine et l'avenir de la planète

Publié le par Climat2050


La révolution industrielle n’a été possible que parce que la Grande Bretagne était toute petite. Sa ponction, son empreinte écologique sur les richesses minières et agricoles du monde était négligeable, et la généralisation de ce modèle de développement ne commencera à poser de véritables problèmes que lorsqu’il s’étendra aux Etats-Unis. Mais qu’en eut-il été si la Chine et l’Inde avaient adopté ce modèle en même temps que la Grande Bretagne ? Les ressources naturelles exploitables par le monde de l’époque n’y auraient pas suffi. Elles n’y peuvent pas plus suffire aujourd’hui. L’adoption par la Chine ou l’Inde du modèle "industriel" occidental serait la réalisation du cauchemar du Mahatma Ghandi, que cite Arrighi (1) : "Puisse Dieu empêcher l’Inde de s’industrialiser jamais à la manière de l’Occident. Si toute une nation de cette taille se mettait à exercer une exploitation économique du même type, elle dévasterait le monde comme un nuage de sauterelles".

Éviter le cauchemar de Gandhi suppose bien des conditions. Que la Chine sache se démocratiser, respecter ses minorités, renoncer à un modèle tourné vers l’exportation et orienter son "industriosité" vers un développement économe en énergie et matières premières. Qu’en contrepartie, l’Occident renonce à son modèle industriel tourné vers la consommation de masse et accepte une décroissance de son empreinte écologique, une convergence vers l’empreinte écologique asiatique (encore faible par habitant)…

C’est beaucoup ? Ce sont les conditions minimales pour que le réveil de la Chine, dont Giovanni Arrighi montre qu’il vient de loin, mais avec quelques atouts pour tenir ces exigences, puisse ne pas virer au cauchemar mondial.

 

Alain Lipietz

 

Lire le texte dans son intégralité…

 

(1) Né en 1937 en Italie, mort en juin 2009, Giovanni Arrighi appartenait à une école de chercheurs au confluent de l’histoire, de la sociologie, de l’économie. Point de rencontre qu’aux Etats-Unis on appelle encore "économie politique"

 


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marie jeanne jourdan 10/08/2009 21:12

Vous dites "réchauffement climatique", disons qu'actuellement il ya fonte des calottes glaciaires, que cela peut engendrer une montée des océans aux conséquences cataclysmiques. Mais le risque de glaciation conséquent d'un séïsme majeur avec envoi dans l'atmosphère d'un nuage de poussière majeur déclenchant "un hiver nucléaire" ou encore un réchauffement local ou provisoire lié aux activités de l'homme dans un contexte d'entrée dans une nouvelle glaciationest semble t-il aussi une probabilité. Mais dans presque tous les shémas: réchauffement ou glaciation accélérée par un séïsme puis dégel et déluge, on retient avant tout une catastrophe diluvienne probable(ou encore séïsme majeur engendrant un tsunami, destruction probable de Tockio). Ce que je retiens est la conclusion suivante: cataclysme certain mais de nature incertaine. Et la conclusion de tout celà ne peut porter que sur trois points:- politique énergétique diversifié et adapté aux divers écosystèmes planétaires: donc division du monde en région planétaire autonome et solidaire.- Impossibilité de prévoir les séïsmes et d'évacuer des millions de personnes pour éviter une mort certaine et sûre, ce n'est qu'une question de temps. Donc politique d'évacuation des grandes villes dans des zones non sismiques, les zones fortement menacées qui devraient être réservées à l'agriculture ou le nomadisme.-Impossibilité de prévoir les pertes de terres agricoles donc mise en valeur urgente de toutes les terres arides, faire des réserves céréalières, voir créer sur ces réserves une monnaie parrallèle(voir mon blog)- Urgence de pacifier le monde, de prévoir une terre d'acceuil-voir provisoire- pour tous les peuples en tenant compte d'un dénominateur culturel.-Création sous l'égide de l'ONU d'une organisation de solidarité en cas de cataclysme et d'exploitation énergétique soumise à une règlementation internationale du travail et des règles écologiques, politique commune de la gestion de l'eau et de lutte contre la désertification, en divisant la planète en grandes régions planétaire, en grandes "niche écologique et culturelle" et soumise chacune à ce type d'organisation-Ces régions devront être dirigées par une représentation efficace donc un système permettant d'avoir un nombre de représentants limités(voir article sur mon site "bâtir un monde viable."Ce système permet de s'adapter à différent scénarios cataclysmique, de supprimer la famine, de stabiliser l'économie mondiale, bref la survie de notre espèce.

Climat2050 11/08/2009 11:56



D'abord merci pour votre commentaire.


"Vous dites réchauffement climatique, disons qu'actuellement il y a fonte des calottes glaciaires..."


Dissipons un malentendu. Ce blog et le site qu'il accompagne ne
"dit" rien. Il regroupe des articles sur ce sujet.


Réchauffement climatique, pour l'anglais Global Warming, c'est une étiquette pour tous les sujets qui sont
liés.


Vos solutions risquent d'apparaître trop idéalistes à certains. Surtout qu'il y a urgence (2020 !)