Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 09:33

Influence of greenhouse gas

 

 

Avant la révolution industrielle (il y a environ deux cents ans), la teneur en CO2 de l'atmosphère s'élevait à 280 parties par million (ppm). Les données fournies par les carottes glaciaires [du Groenland] montrent que le dioxyde de carbone s'est toujours maintenu dans une fourchette de 180 à 300 ppm au cours des derniers huit cent mille ans, et qu'il n'a dépassé les 280 ppm que très rarement (la fréquence étant en fait quasiment négligeable).

Actuellement, la teneur en CO2 est de 385 ppm.

Quant au méthane, qui n'a jamais dépassé les 750 parties par milliard (ppb) en huit cent mille ans, la teneur de ce gaz à effet de serre extrêmement puissant, 26 fois plus puissant que le CO2, se situe aujourd'hui à 1 780 ppb.

L'équivalent carbone (éq-C02) des gaz à effet de serre s'élève actuellement à 435 ppm.

Ce qui est encore plus préoccupant, c'est le rythme auquel évoluent les gaz à effet de serre, le dioxyde de carbone en particulier, dont la concentration n'a jamais augmenté de plus de 30 ppm sur des périodes de mille ans, et qui a vu sa teneur augmenter de 30 ppm au cours des dix-sept dernières années.

L'activité humaine a donc fait monter la teneur en CO2 et en CH4 à des niveaux qui dépassent de loin le niveau naturel - et ce à un rythme effroyablement rapide. On n'a aucun équivalent de cela dans toute l'histoire géologique.

 

Martin Weizman in Changement de climat, changement d'économie ?

Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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Mardi 8 février 2011 2 08 /02 /Fév /2011 14:15

Togo_chicken.jpg

 

Pour Olivier de Schutter, rapporteur pour le droit à l'alimentation de l'ONU, la surconsommation de produits carnés dans les pays du Nord, ajoutée à celle qui explose dans les pays émergents, appelle d'immenses espaces dédiés à l'alimentation animale.

Elle se heurte, avec la poussée des agrocarburants, aux limites des terres cultivables, par ailleurs rognées par la croissance urbaine, ainsi qu'à la dégradation par l'agriculture industrielle des terres cultivées et des ressources en eau.

Par Climat2050 - Communauté : écologie nature et histoire
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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 08:31

Kapital0

 

Dans une perspective critique du capitalisme et des conséquences destructrices de l'accumulation, la question écologique est désormais centrale.

Un certain nombre d'auteurs s'attachent à représenter le capitalisme comme un système dévorant les ressources non renouvelables et seulement limité par l'épuisement des capacités de la planète et de son écosystème.

En transformant en marchandise toute ressource et toute forme de vie sur Terre, le capitalisme contemporain se heurterait désormais à la rareté avérée des ressources de la biosphère: la communauté scientifique et les institutions internationales ont largement reconnu les dangers du réchauffement climatique et de l'émission de gaz à effet de serre, de l'épuisement des ressources en eau potable, matières premières et énergies comme le pétrole, le gaz naturel et l'uranium, des menaces qui pèsent sur la biodiversité et sur certaines espèces animales. La sécheresse et les changements climatiques pourraient avoir à courte échéance des conséquences dramatiques, en particulier sur les populations les plus pauvres de la planète (épidémies, famines).

La crise écologique actuelle ne serait qu'une des manifestations d'une crise globale (crise financière, sociale, écologique), celle d'un modèle de capitalisme «libéral-productiviste» dominé par la recherche du profit et le pouvoir des firmes multinationales.

Face à cette crise globale, certains préconisent de rompre avec cette configuration de capitalisme néolibéral et de concevoir un «New Deal vert» (Green New Deal), fondé sur une intervention massive des États contre la pollution, la pénurie imminente des ressources et la dégradation accélérée des écosystèmes. Cet ensemble de mesures gouvernementales permettrait d'atteindre un certain nombre d'objectifs économiques et sociaux: création d'emplois dans le domaine de l'environnement et des énergies nouvelles, investissements publics dans les infrastructures écologiques (services publics, transports collectifs dans les villes, éoliennes...), incitations fiscales vers les firmes réduisant leur consommation d'énergies fossiles, taxation des profits pour permettre aux États d'investir dans le domaine des énergies non polluantes, etc.

L'émergence d'un capitalisme «vert» s'inscrit dans mie critique idéologique et politique plus globale des méfaits de la croissance matérielle, associée au productivisme et à un mode de consommation tourné vers l'accumulation de biens et services et la satisfaction de besoins artificiels.

 

J-P Biasutti & L. Braquet - Comprendre le capitalisme, juillet 2010

 

comprendre le capitalisme

 

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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 08:32

North Sea Sea Level RisksFr 


Derrière la polémique entre climatosceptiques et climatologues se cache un mythe: l'idée qu'il existe une "science pure" sur laquelle asseoir la "bonne politique". Cette vision est un leurre. Il est impossible d'éliminer toute incertitude pour commencer à agir.

 

Comment expliquer la polémique du printemps 2010 entre climatosceptiques, qui réfutent l'origine humaine du réchauffement climatique, et les chercheurs du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui ont pourtant mis en évidence l'impact des activités humaines?

 

Bruno Latour: Il est intéressant d'observer que dans cette controverse savante, qui a pris une dimension planétaire, les véritables spécialistes comme ceux qui s'opposent à eux (sans avoir aucun fait nouveau à leur opposer) défendent une même idée de la science avec un grand "S", une science "hors sol". Ils n'insistent jamais sur les conditions et les difficultés pratiques de l'élaboration du savoir scientifique, sur le coût des recherches, les instruments dont ils disposent, bref sur ce qu'on pourrait appeler l'institution savante. Si un intermédiaire s'interpose (par exemple, l'opinion publique) entre les faits et nous les savants, il y a manipulation indigne de la "vérité". Tel est le mythe de la "science parfaite". Or ce mythe est la négation de la science, car sans interventions humaines, sans institutions savantes, il n'y a aucun moyen de faire parler la nature. Aussi bien les climatosceptiques que les chercheurs du Giec opposent science rationnelle contre arguments irrationnels alors qu'il faut opposer la bonne science, bien construite, se prêtant à la possibilité de la réfutation et qui a de bons protocoles expérimentaux, à la mauvaise science, celle qui est mal construite et ne permet pas la réfutation. Que l'on ne se méprenne pas pour autant. Je ne renvoie en aucune manière les deux parties dos-à-dos. Les scientifiques du Giec produisent un travail sérieux, validé par l'observation, et qui rend possible la réfutation, ce qui est loin d'être le cas d'un Claude Allègre. En même temps, je pense que cette dispute a fait du bien, car le modèle d'une science parlant par elle-même va peut-être enfin disparaître, ce dont on aura tout lieu de se réjouir.

../..

Le bien commun peut-il encore exister quand les exigences des uns et des autres paraissent incompatibles?


Bruno Latour: Il y a toujours une exploration possible du bien commun. A une condition: pouvoir détecter l'arbitraire. Si quelqu'un est contre les nanotechnologies et refuse de dire "voici à quelles conditions je suis prêt à changer d'avis", alors il n'y a pas à discuter, nous sommes là en présence d'ennemis politiques. Quel est le chemin d'épreuves qui ferait changer d'avis Claude Allègre? Nul ne le sait. Difficile de passer des compromis avec de tels individus. Quant à moi, j'aime la notion de composition. Si nous ne sommes jamais d'accord sur ce qu'est et doit être le monde, on peut être d'accord avec le fait que ce monde doit être composé par nous.

 

Bruno Latour est philosophe et sociologue des sciences. Il est directeur adjoint de Sciences Po, chargé de la politique scientifique

 

Texte intégral  dans Alternatives Internationales Hors-série n° 008 - décembre 2010

 

 

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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 11:24

http://www.greenpeace.org/raw/image_big_teaser/france/photosvideos/photos/claude-allegre.jpg

 

Le climato-scepticisme a fait un bond en France depuis la déception suscitée par le sommet de Copenhague, fin 2009, et les controverses sur le climat ayant marqué l'année 2010, selon les résultats d'une étude rendus publics vendredi 29 octobre.

Le réchauffement climatique n'est cité parmi les problèmes d'environnement les plus préoccupants que par 19% des personnes interrogées, contre 28% en 2009 et 33% en 2007, selon ce sondage réalisé pour l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) chaque année depuis 2000.

 

Source et suite

 

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